Au pied du Crêt de la Neige, on peut découvrir, comme dans d'autres secteurs de la haute chaîne du Jura, les ruines d'un village d'alpage exploité en communauté au XIVe - XVème siècle par les habitants des hameaux de la plaine gessienne. Ce sont les traces les plus anciennes de l'exploitation de la montagne sur le terrain.
Au XVIIème et XVIIIème siècles, des changements profonds sont opérés dans la gestion de l'alpage grâce au développement de la technique de fabrication de fromage de Gruyère. Le chalet d'estive trône alors seul au milieu des surfaces imposantes. Des meules de fromage à pâte cuite, type gruyère, sont fabriquées grâce à l'apport d'une quantité de lait plus importante provenant d'un troupeau qui s'agrandit. C'est l'apogée de l'alpage.
![]() |
![]() |
Du XIXe au XXème siècle, avec l'apparition des fruitières de plaine, on fabrique alors l'hiver dans les fruitières, et l'été dans les chalets d'alpage.
A partir des années 60, la fabrication du fromage va décliner petit à petit jusqu'à l'abandon complet. C'est dans le chalet de la Chenaillette que va sortir la dernière meule de Comté en 1986.
Aujourd'hui, les chalets d'alpages sont encore en activité mais on ne fabrique plus de Comté. Au mois de Mai, les génisses sont montées en alpage au chalet de la Maréchaude; les vaches laitières sont quant à elles au chalet de la Chenaillette. Le lait de la traîte sera descendu dans la fruitière de plaine. Au chalet du Crozat, le troupeau entier se rend en alpage (vaches, veaux, génisses).